Vous avez un long vol devant vous et votre médecin (ou votre pharmacien) vous a parlé des bas de contention avion classe 2 ? Bonne nouvelle : c’est probablement l’un des meilleurs réflexes à adopter avant un voyage en avion, que vous soyez sujet aux jambes lourdes, à la rétention d’eau ou simplement soucieux de voyager confortablement. Dans cet article, on fait le point sur ce que signifie réellement la « classe 2 », quand et comment les porter, et ce qu’il faut savoir avant d’en acheter une paire pour vos prochains vols.
Que signifie la classe 2 dans les bas de contention ?
La « classe » d’un bas de contention correspond à son niveau de pression exercée sur la jambe, exprimée en millimètres de mercure (mmHg). En France, on distingue quatre classes de compression médicale :
| Classe | Pression (mmHg) | Usage typique |
|---|---|---|
| Classe 1 | 10 à 15 mmHg | Prévention légère, jambes fatiguées |
| Classe 2 | 15 à 20 mmHg | Prévention plus soutenue, vols longs, insuffisance veineuse débutante |
| Classe 3 | 20 à 36 mmHg | Troubles veineux avérés, prescription médicale |
| Classe 4 | plus de 36 mmHg | Pathologies sévères, usage médical strict |
La classe 2 est souvent considérée comme le bon compromis pour les voyageurs : elle offre une compression sensiblement plus efficace que la classe 1 (qu’on trouve dans le commerce sans prescription), sans nécessiter un suivi médical aussi poussé que les classes supérieures. C’est aussi la classe la plus recommandée par les médecins pour les vols long-courrier, en particulier au-delà de 4 heures de trajet.
Pourquoi porter des bas de contention en avion ?
En cabine, plusieurs facteurs favorisent la stagnation du sang dans les jambes : la position assise prolongée, la pressurisation de l’avion, l’altitude et parfois la déshydratation liée à l’air sec. Résultat : sensation de jambes lourdes, gonflement des chevilles, et dans certains cas un risque accru de thrombose veineuse profonde (la fameuse « phlébite du voyageur »).
Le bas de contention classe 2 agit en exerçant une pression dégressive, plus forte à la cheville et plus légère en remontant vers le mollet ou la cuisse selon le modèle. Cette pression aide le sang veineux à mieux remonter vers le cœur et limite la stagnation.
Les bénéfices concrets pendant le vol
- Réduction de la sensation de jambes lourdes et gonflées à l’arrivée
- Meilleure circulation sanguine pendant les longues périodes assises
- Diminution du risque de thrombose veineuse, notamment sur les vols de plus de 4 à 6 heures
- Confort général accru, surtout en fin de vol
Quand mettre des bas de contention dans l’avion ?
Idéalement, on enfile ses bas de contention avant même d’embarquer, une fois arrivé à l’aéroport, et surtout avant que les jambes commencent à gonfler. Les mettre une fois installé en cabine, jambes déjà lourdes, est moins efficace : la compression fonctionne mieux en prévention qu’en traitement d’un gonflement déjà installé.
Concrètement, voici les moments clés :
- Avant le vol : enfilez-les chez vous ou à l’aéroport, idéalement le matin quand les jambes sont encore « reposées »
- Pendant le vol : gardez-les tout le trajet, même les vols de nuit
- Après l’atterrissage : vous pouvez les retirer une fois descendu de l’avion, sauf avis médical contraire
Petit conseil complémentaire : associez le port des bas à quelques gestes simples pendant le vol pour maximiser leur efficacité : bougez régulièrement les chevilles, levez-vous marcher dans l’allée quand c’est possible, buvez de l’eau régulièrement et évitez l’alcool qui favorise la déshydratation et la vasodilatation.
Bas de contention classe 2 : sont-ils remboursés ?
La question revient souvent : les bas de contention classe 2 sont-ils pris en charge par la Sécurité sociale ? La réponse dépend du contexte d’achat :
- Avec prescription médicale : si votre médecin vous prescrit des bas de compression classe 2 pour une raison thérapeutique (insuffisance veineuse, suites de phlébite, grossesse à risque…), une partie du coût peut être remboursée par l’Assurance Maladie, et le reste éventuellement pris en charge par votre mutuelle.
- Achat libre pour un voyage : si vous achetez vos bas simplement en prévention pour un vol long-courrier, sans prescription, il n’y a généralement pas de remboursement. C’est un achat « confort/prévention » à votre charge.
Si vous voyagez fréquemment en avion et que vous avez des antécédents de jambes lourdes ou de problèmes circulatoires, il peut être intéressant d’en parler à votre médecin avant un grand voyage : une prescription vous permettra à la fois d’avoir des bas parfaitement adaptés à votre morphologie et un éventuel remboursement partiel.
Quels sont les effets des bas de contention de classe 2 ?
Bien portés, les bas de contention classe 2 ont des effets assez rapides et perceptibles :
- Sensation de légèreté dans les jambes dès la fin du vol
- Moins de gonflement au niveau des chevilles et des pieds
- Réduction visible des poches et de la lourdeur, en particulier chez les personnes sujettes aux problèmes veineux
- Diminution statistique du risque de thrombose sur les vols longs, en complément d’une bonne hydratation et de mouvements réguliers
À noter : mal ajustés (trop serrés, trop lâches, ou mal positionnés), les bas peuvent au contraire créer une gêne, voire un effet garrot inversé s’ils sont trop serrés en haut. D’où l’importance de bien choisir sa taille.
Comment bien choisir ses bas de contention pour l’avion ?
Quelques critères pratiques à prendre en compte avant l’achat :
- La taille : mesurez votre tour de cheville, de mollet et parfois de cuisse selon le modèle (mi-bas ou bas cuisse) pour choisir la bonne pointure sur le tableau de tailles du fabricant
- La matière : privilégiez des matières respirantes, surtout pour les vols longs où la chaleur en cabine peut être inconfortable
- Le modèle : mi-bas (jusqu’au genou) suffit généralement pour un usage « voyage », les bas cuisse ou collants sont plus souvent réservés à un usage médical spécifique
- La classe : la classe 2 est un bon choix par défaut pour un vol long-courrier ; en cas de doute ou de pathologie connue, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien
En résumé : voyager plus léger, littéralement
Les bas de contention avion classe 2 ne sont pas réservés aux personnes ayant des problèmes de circulation avérés : ils sont aussi un excellent réflexe préventif pour tout voyageur amené à passer plusieurs heures assis en cabine. Faciles à glisser dans le bagage à main, ils se portent dès l’aéroport et s’associent idéalement à quelques bonnes habitudes (hydratation, mouvement, vêtements amples) pour arriver à destination avec des jambes reposées, prêtes à profiter du voyage plutôt que de récupérer d’un vol inconfortable.
